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Dix ans après, les victimes de la révolution tunisienne attendent toujours justice

Dix ans après, les victimes de la révolution tunisienne attendent toujours justice:

Moslem Kasdallah, 31 ans, a perdu une jambe lors de heurts avec la police tunisienne, peu après le départ de Ben Ali. Dix ans plus tard, il se bat toujours pour être reconnu officiellement comme victime de la révolution de 2011.

Cette année-là, le 14 janvier, Zine el Abidine Ben Ali est chassé du pouvoir après 23 ans à la tête du pays et plusieurs jours de manifestations pacifiques réclamant "liberté, travail, dignité nationale".Les semaines précédant et suivant sa fuite, des heurts ont éclaté entre forces de l'ordre et protestataires. Plusieurs centaines de personnes ont été tuées ou blessées.En 2012, un bilan préliminaire des autorités avait fait état de 338 morts et 2.147 blessés. En octobre 2019, le Haut Comité tunisien aux droits de l'Homme a publié sur son site une liste de 129 personnes tuées et 634 blessées.Mais les victimes attendent toujours la publication d'une liste définitive au Journal officiel, seule façon de graver dans le marbre le sacrifice humain de la révolution.Leur difficulté à obtenir reconnaissance officielle et réparation illustre les déboires de la transition, entre instabilité politique, retour de membres de l'ancien régime et manque de réformes sécuritaires et juridiques.M. Kasdallah avait été blessé par la police alors qu'il patrouillait avec le comité de son quartier en banlieue de Monastir (centre). De tels comités s'étaient constitués en Tunisie face aux incertitudes et aux rumeurs de vengeances après le départ de Ben Ali.

Source Lire la suite : lepoint.fr