Enseignement supérieur au Maroc : les formations payantes relancent le débat sur l’égalité des chances

Enseignement supérieur au Maroc : les formations payantes relancent le débat sur l’égalité des chances

La contestation autour de la formation universitaire en temps aménagé révèle une tension plus profonde que celle liée à la simple organisation des emplois du temps. Elle met en jeu l’équilibre entre l’ouverture de l’université à de nouveaux publics, la préservation de la qualité pédagogique et la reconnaissance du travail réel des enseignants-chercheurs. Depuis plusieurs semaines, des professeurs de différents niveaux de formation dénoncent un dispositif qui, selon eux, risque d’alourdir leurs obligations sans clarifier suffisamment les modalités d’encadrement, de rémunération et d’évaluation.

Le temps aménagé vise principalement les salariés, les fonctionnaires et les professionnels qui souhaitent reprendre leurs études sans abandonner leur activité. Le principe répond à une demande sociale évidente : permettre à des personnes engagées dans la vie professionnelle d’accéder à des diplômes universitaires grâce à des cours organisés selon des horaires adaptés. Il peut également contribuer à rapprocher l’université du marché du travail en favorisant la formation tout au long de la vie. Mais cette souplesse ne peut produire les résultats attendus que si elle repose sur une planification précise, des moyens suffisants et une répartition équitable des responsabilités.

cndp

Déclaration N° : D-NL-189/2020

Dossier presse : 2022/02

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