À quelques jours de la réunion du Conseil de Bank Al-Maghrib, prévue le 17 mars, l’environnement international complique l’équation monétaire. Alors que l’inflation domestique montrait récemment des signes de modération, l’escalade géopolitique au Moyen-Orient ravive le risque d’un choc énergétique mondial. Une analyse d’Allianz Trade souligne que les tensions ont déjà provoqué une forte réaction sur les marchés pétroliers, susceptible d’influencer les décisions des banques centrales.
Selon l’étude publiée par l’assureur-crédit, les marchés de l’énergie ont réagi immédiatement aux tensions géopolitiques. Dès le 2 mars, les cours du pétrole ont progressé de plus de 13%, atteignant environ 82 dollars le baril. Dans le même temps, plus de 200 navires transportant du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) se sont retrouvés immobilisés à l’entrée du détroit d’Ormuz, un corridor maritime stratégique par lequel transitent près de 30% des flux mondiaux d’hydrocarbures. Dans ce contexte, Allianz Trade a revu ses anticipations à la hausse, tablant désormais sur un prix moyen du pétrole autour de 70 dollars le baril en 2026, soit une augmentation de plus de 15% par rapport à ses prévisions précédentes, avec des pics potentiels proches de 85 dollars.



