Longtemps perçus comme de simples espaces de sociabilité numérique, les réseaux sociaux sont devenus, au Maroc, des acteurs à part entière de la vie publique. Une étude de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA) retrace cette mutation et analyse la manière dont Facebook, WhatsApp, TikTok ou encore X se sont progressivement imposés comme des instruments centraux de mobilisation, capables de transformer des revendications locales en débats nationaux.
Des manifestations du Mouvement du 20 Février aux protestations du Hirak du Rif, des élans de solidarité suscités par le séisme d’Al Haouz jusqu’à l’émergence récente du mouvement « Génération Z 212 », l’institution observe une montée en puissance continue des plateformes numériques dans les dynamiques collectives. Une évolution qui ouvre de nouveaux espaces de participation citoyenne, tout en exposant le débat public aux risques de désinformation, de manipulation et d’ingérences extérieures.



