Face aux évolutions géopolitiques, et en particulier celles liées au dossier du Sahara marocain, la Mauritanie a, une fois de plus, fait preuve d’une réorientation silencieuse de sa politique étrangère. À l’occasion de l’Aïd al-Fitr, le président mauritanien n’a pas adressé de message de félicitations au chef du Polisario.
Alors que la Mauritanie reconnaît encore l’autoproclamée « République arabe sahraouie » et a longtemps cherché à maintenir un équilibre entre l’Algérie et le Maroc (les deux principaux acteurs du conflit autour du Sahara), Nouakchott a adopté, ces dernières années, plusieurs démarches montrant sa prise de distance politique avec la milice séparatiste du Polisario, financée par Alger.



