Le déséquilibre entre les secteurs public et privé dans les dépenses de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) s’est invité dans le débat parlementaire sur le projet de loi de finances 2027. Vendredi 30 octobre, en réponse aux interventions des groupes parlementaires, Fouzi Lekjaa a réaffirmé son opposition à une concentration de 90 % des ressources de la protection sociale entre les mains des cliniques et des établissements hospitaliers privés.
Le ministre a insisté sur la nécessité de garantir que les financements mobilisés au titre de ce chantier bénéficient effectivement aux citoyens et servent les objectifs pour lesquels ils ont été engagés. Il a notamment rappelé que ces ressources proviennent de l’argent public et que leur gestion impose des exigences de bonne gouvernance et de préservation des équilibres financiers.
Cette déclaration fait écho aux données du rapport annuel de la Cour des comptes au titre de 2024-2025. Selon ce document, le secteur privé a capté près de 91 % des dépenses de prestations de soins des différents régimes de l’AMO en 2024, contre seulement 9 % pour les établissements publics. Un déséquilibre que l’Exécutif entend progressivement corriger.



