C'est une première dans le monde de la cyberdéfense. En juillet dernier, des agences gouvernementales taïwanaises ont été ciblées par une cyberattaque orchestrée par des agents d’intelligence artificielle autonomes. L’information, révélée par le Financial Times, a été officiellement confirmée jeudi par le ministère taïwanais des Affaires numériques. Taipei accuse régulièrement Pékin, qui considère Taïwan comme partie intégrante de son territoire, de piratage informatique. Mais elle n’a pas mentionné de pays en particulier lors de ce dernier incident. Le gouvernement taïwanais accuse également Pékin de recourir à des « tactiques de zone grise » - des actions coercitives qui ne constituent pas un acte de guerre - notamment des cyberattaques destinées à harceler l’île.
Les cyberattaques ont débuté en juillet et « les agences concernées ont successivement mis en œuvre les mesures de riposte », a indiqué le ministère des Affaires numériques dans un communiqué, sans donner plus de détails sur l’ampleur, les dégâts ou les cibles de ces attaques. Les pirates ont utilisé un « modèle hybride » combinant des agents IA, tels que la plateforme OpenClaw, pour faciliter les attaques, a précisé le ministère. « Les agents IA peuvent enchaîner rapidement plusieurs techniques d’attaque et utiliser des systèmes secondaires, tels que les systèmes de sauvegarde et de test, comme points de départ, ce qui confère aux attaques les caractéristiques suivantes : rapidité, faible coût et grande ampleur. »



