À un peu plus de six semaines des élections législatives du 23 septembre, les partis politiques marocains sont déjà largement entrés en campagne. Investitures, ralliements et tournées régionales occupent pourtant davantage l’espace que la confrontation des projets économiques. Les programmes commencent à émerger, mais sans encore structurer véritablement le débat public.
Jamais ou presque une journée ne passe sans une annonce de candidature, un changement de parti, un meeting régional ou un nouvel arbitrage concernant une tête de liste. En revanche, beaucoup plus difficile, pour l’électeur, de répondre à une question pourtant élémentaire : que proposent précisément les différentes formations pour l’économie marocaine durant les cinq prochaines années ?
Ce relatif silence ne signifie pas que les partis n’ont rien préparé. Plusieurs formations ont même déjà dévoilé une partie substantielle de leurs engagements. Mais pour l’heure, le débat électoral reste davantage dominé par les rapports de force que par la confrontation des programmes.



