La Fédération Royale marocaine de football (FRMF) a opposé un refus net à la demande de son homologue sénégalais, qui souhaitait un traitement accéléré du dossier de la CAN 2025 devant le Tribunal arbitral du sport. Une décision qui ne doit rien au hasard. Selon plusieurs sources médiatiques, la FRMF s’appuie sur une lecture stricte des textes du TAS, notamment l’article R44.4, qui conditionne toute accélération de procédure à l’accord de l’ensemble des parties. En optant pour un calendrier plus étendu, l’instance marocaine s’assure d’une instruction complète, avec l’audition de témoins clés tels que l’arbitre Jean-Jacques Ndala ou encore les membres des staffs présents lors de la finale disputée au Complexe Moulay Abdellah de Rabat.
Le dossier de la CAN 2025 a franchi un nouveau cap cette semaine avec le refus de la FRMF et de la CAF d’un traitement express, comme le réclamait la Fédération sénégalaise. Loin d’une manœuvre dilatoire, ce choix traduit une volonté claire : imposer le temps du droit face à une pression temporelle jugée prématurée. En s’appuyant sur les dispositions du Code de l’arbitrage sportif, notamment l’article R44.4, l’instance fédérale rappelle un principe fondamental : aucune accélération ne peut se faire sans le consentement de toutes les parties. En exerçant son droit de veto, la FRMF protège l’intégrité du dossier. Selon plusieurs sources médiatiques, l’objectif est limpide : permettre une instruction de fond, sans zones d’ombre. Une procédure expresse, bouclée en soixante jours, aurait pu compromettre la manifestation de la vérité, en limitant l’audition des officiels de match et l’analyse approfondie des rapports de la commission de discipline de la CAF. Pour la partie marocaine, la gravité des faits survenus lors de la finale impose rigueur, méthode et recul.



