Au confluent du droit européen, des équilibres diplomatiques et des enjeux de développement, la question du Sahara marocain demeure un test de cohérence pour l’Union européenne dans sa relation avec le Royaume. Lors d’une conférence de presse organisée à Rabat consacrée à la présentation des priorités de coopération entre Rabat et Bruxelles, l’ambassadeur, chef de la délégation de l’UE, a clarifié la position de l’UE avec une ligne directrice assumée : agir dans le strict respect du cadre juridique européen tout en veillant à ce que toute coopération économique produise des bénéfices tangibles pour les populations de la région. Dans ce sens, le diplomate a annoncé que dans le cadre du nouvel accord commercial, la Commission européenne examinait les mécanismes de financement susceptibles d’être mobilisés.
En matière de diplomatie, chaque déclaration est soigneusement formulée et chaque mot est minutieusement pesé. Partant de là, l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne, a choisi de jouer à fond la carte de la clarté et de la rigueur en abordant la question du Sahara marocain lors de la conférence de presse tenue mardi à Rabat. Loin des formules ambiguës, l'intervention de Dimiter Tzantchev a dessiné une ligne constante : celle du respect du droit européen et de l’exigence d’un bénéfice concret pour les populations de la région.



